Réguler le marché de la compensation carbone volontaire : les recommandations de la task force de Mark Carney

Un an après les premières recommandations de la task force sur le marché de la compensation carbone volontaire, Capitaine Carbone revient sur ces propositions qui font écho aux décisions prises par la COP26. Greenwashing, double comptage, mécanisme enrichissant les pollueurs, ce groupe de travail initié par le secteur privé s’inscrit dans un contexte où le système de la compensation carbone volontaire fait face à de nombreuses critiques. Ces recommandations structureront-elles le marché jusqu’à le rendre résilient, robuste et intègre ? C’est en tout cas le pari que s’est lancé la TSVCM.

Project Vesta : du sable vert pour inverser le réchauffement climatique

Project Vesta est une organisation non-gouvernementale américaine fondée en 2019 par son PDG Tom Green. L’ONG développe depuis deux ans un projet de séquestration de carbone d’un nouveau genre qui repose sur l’utilisation de l’olivine en milieu marin. Ce minéral possède un fort potentiel de séquestration de CO2 lorsqu’il est au contact de l’eau. Grâce à l’accélération du processus naturel d’altération de l’olivine, Project Vesta espère avoir trouvé une solution radicale et pérenne à même de capturer et d’emprisonner de manière définitive de grandes quantités de CO2 atmosphérique au fond des océans. L’ambition de l’ONG est clairement définie : réussir à terme à capturer l’ensemble des émissions annuelles de dioxyde de carbone d’origine anthropique.

Quelle différence entre Offsetting et Insetting ?

Lorsqu’une entreprise souhaite compenser, elle a le choix : Offsetting ou Insetting ? Bien que ces deux termes évoquent le fait de compenser des émissions de gaz à effet de serre, ils n’ont pourtant pas le même impact environnemental, économique et social. L’offsetting fait référence à la compensation carbone volontaire dite « classique ». Le terme insetting lui, fait référence à la compensation carbone volontaire intégrée, à savoir la compensation carbone qui s’intègre dans la chaîne de valeur de l’entreprise. Mais alors, Offsetting ou Insetting ?

Science Based Targets : Le nouveau standard « Net-Zero » pour les entreprises enfin dévoilé

La méthode Science Based Targets permet aux entreprises d’aligner leurs ambitions climatiques avec les connaissances scientifiques actuelles. Plusieurs étapes, de la fixation d’un objectif à la présentation, la validation et la promotion du projet par les experts de l’Initiative SBT, participent à l’établissement d’un plan de réduction conscient et cohérent vis-à-vis de l’Accord de Paris. Le nouveau standard «Net-Zero », dévoilé très récemment par l’iSBT, a pour but d’intensifier les efforts des structures privées afin que ces dernières atteignent à terme la neutralité carbone.

Jeux Olympiques Paris 2024 : le défi d’une édition neutre en carbone

Plus vite, plus haut, plus fort…Paris 2024 annonce le ton. Mais l'événement sera-t-il aussi “plus vert” ? C’est en tout cas l’objectif réaffirmé par Tony Estanguet, président de Paris 2024, lors du lancement le 9 décembre dernier d'un comité de pilotage composé de 9 experts, pour mener à bien la “Transformation Écologique des Jeux”. Vœux pieux ou réel engagement ? Capitaine Carbone vous en dit plus sur le plan annoncé pour réduire l’empreinte carbone de ces prochains Jeux Olympiques et Paralympiques.

La COP26 annonce-t-elle la fin du double comptage des crédits carbone ?

La double comptabilisation des crédits carbone consiste à dupliquer la réduction/séquestration/évitement d’une ou de plusieurs tonnes d’éqCO2 échangées sur le marché carbone volontaire. Cette problématique qui a retardé pendant cinq ans l’adoption de l’article 6 de l’Accord de Paris et la création d’un nouveau marché carbone interétatique, a été résolue lors de la COP26, mais uniquement entre les pays. En effet, le double comptage persiste encore pour les entreprises, qui ne sont pas soumises aux mêmes obligations légales que les États, bien qu’elles soient aussi actrices de ce nouveau système d’échanges d’émission.

COP 26 : Un bilan global mitigé mais un rôle renforcé du secteur privé

La 26ème conférence des parties s’est conclue sur un pacte final inégal, trop peu contraignant sur la sortie des énergies fossiles et retardant les discussions sur certains enjeux, comme l’aide financière accordée aux pays pauvres. Des progrès ont été faits en revanche au niveau de la clarification des marchés carbone et sur la reconnaissance du secteur privé comme acteur essentiel des négociations climatiques.

Neutralité Carbone, l’un des enjeux principaux de la COP26

En août dernier, le GIEC a tiré la sonnette d’alarme en publiant les premières données de son sixième rapport sur l’état du climat. Si les États ne réagissent pas dès maintenant, le réchauffement climatique pourrait atteindre les 2,7°C à l’horizon 2050. La COP26 représente donc la dernière opportunité pour les grands acteurs mondiaux de trouver des solutions destinées à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. L’enjeu de la contribution à la neutralité carbone passera alors notamment par l’implication du secteur privé.