Revue de presse #205 du Capitaine
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Revue de presse #205 du Capitaine

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Deux fois par mois, Capitaine Carbone sélectionne pour vous l’essentiel de l’actualité française et internationale autour des enjeux de la neutralité carbone et des questions climatiques.

La forêt française gagne du terrain, mais ses arbres sont de plus en plus malades

Image de Lukasz Szmigiel sur Unplash
Image de Lukasz Szmigiel sur Unplash.

On vous conseille fortement le dossier publié par We Demain sur l’état des forêts en France. En s’appuyant sur les données du nouvel Inventaire forestier national de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), publié le 7 octobre dernier, le webzine relève un grand paradoxe : la forêt gagne du terrain en France, mais les arbres malades sont eux aussi de plus en plus nombreux, en raison de la répétition des épisodes de chaleur extrême et de sécheresse. Un constat qui ne prend pas en compte la canicule de l’été 2026, puisque les relevés ont été effectués entre 2021 et 2025.
We Demain met en exergue un chiffre particulièrement préoccupant issu de cette dernière étude : « Entre 2016 et 2024, la mortalité annuelle des arbres a atteint 18,1 millions de mètres cubes de bois, contre 7,4 millions entre 2005 et 2013. Une multiplication par 2,5 entre ces deux périodes. »

Les gros SUV électriques sabotent la transition écologique

Photo de HAMZA YOUNAS sur Unsplash.

La voiture électrique est-elle finalement plus écologique que la voiture thermique ? Oui, en tout cas, selon l’ADEME, une voiture électrique émet deux fois moins de CO₂ qu’un modèle thermique. Mais c’est surtout la taille qui compte !
L’agence affirme que les gros SUV nécessitent des batteries surdimensionnées, ce qui grignotte considérablement les bénéfices environnementaux de l’électrique. Dans son avis complet sur la voiture électrique, l’ADEME a réalisé ses calculs en prenant en compte le coût d’usage, la durabilité des batteries et l’empreinte carbone.
Pour résumer, acheter une énorme voiture électrique n’a quasi pas d’intérêt sur le plan écologique.

Chauffage, transport : la baisse des émissions se poursuit, mais pas assez vite

Photo de HUUM sur Unsplash.

En bref, sur le site de Reporterre, on apprend que les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 2,8 % en France en 2026. Le Citepa (Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique) explique ce recul par le prix du pétrole, qui pousse les Français à réduire leurs trajets en voiture. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a qualifié cette baisse d’« encourageante », tout en précisant qu’elle « ne suffit pas encore à atteindre nos objectifs climatiques ». En effet, la feuille de route climatique de la France prévoit une réduction de 50 % des émissions d’ici à 2030 par rapport à 1990. Pour atteindre cet objectif, il faudrait une baisse de 5 % par an entre 2024 et 2030.

ArcelorMittal, TotalEnergies, Lafarge… Les 50 sites industriels français qui émettent le plus de gaz à effet de serre

Photo de Ant Rozetsky sur Unsplash.

On vous recommande également la lecture de l’article de Vert, le média, consacré aux sites industriels les plus polluants de France. Le magazine commence par un premier constat : les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie n’ont quasiment pas reculé (-1,4 %), malgré le lancement, en 2022, d’un grand plan visant à « verdir » les 50 sites les plus problématiques. Cette inaction a suscité la colère de plusieurs institutions, comme la Cour des comptes et le Haut Conseil pour le climat, ainsi que de deux associations environnementales : France Nature Environnement et le Réseau Action Climat. Le dernier rapport publié par ces deux organisations établit un classement des usines les plus polluantes du territoire français. En tête, on retrouve ArcelorMittal à Dunkerque, suivi du site d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer. Enfin, à la troisième place du podium, Arc… Non, cette fois, c’est l’usine de Naphtachimie, à Martigues.

Quand la pollution de l’environnement brouille les signaux sexuels du vivant

Image by ivabalk from Pixabay.

Les pollutions, toujours, mais cette fois, on s’intéresse à leurs conséquences sur la biodiversité grâce à un article de notre-planete.info. Les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques, les pesticides, les cosmétiques, certains textiles… Bref, un peu partout, auraient la capacité d’interférer avec les hormones naturelles des organismes vivants. Ces perturbateurs endocriniens brouillent les processus biologiques qui différencient les mâles des femelles dans la nature. L’article explique : « Certains imitent l’action des œstrogènes, d’autres bloquent celle des androgènes comme la testostérone, tandis que d’autres encore perturbent la synthèse, le transport ou la dégradation des hormones. »

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