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Revue de Presse #206 du Capitaine
Ecoutez la Revue de Presse du Capitaine.Petites avancées et gros échecs : huit chiffres clés pour tout comprendre à la COP17 sur la biodiversité

Photo de Juanma Clemente-Alloza sur Unsplash.
La COP17 sur la biodiversité, organisée à Erevan, en Arménie, s’est achevée le 31 octobre sur un bilan contrasté. Les États ont reconnu la nécessité d’accélérer leurs efforts pour enrayer l’effondrement du vivant d’ici 2030, mais les négociations ont achoppé sur plusieurs points, notamment le financement des actions de protection de la biodiversité. Quatre ans après l’adoption du cadre mondial de Kunming-Montréal, la quasi-totalité des 23 objectifs fixés à l’époque reste hors d’atteinte d’ici 2030 sans une accélération significative des efforts internationaux. L’article de Vert le Media fait le point en 8 chiffres clés.
Vinted, Too Good To Go… : quand la consommation responsable encourage à consommer plus

Photo de appshunter.io sur Unsplash.
Les plateformes comme Vinted et Too Good To Go, où l’on achète des vêtements de seconde main ou des invendus alimentaires, sont souvent présentées comme des solutions pour consommer de manière plus responsable. Pourtant, l’article The Conversation analyse ce paradoxe : une pratique présentée comme écologique ne réduit pas nécessairement notre impact environnemental si elle nous pousse à acheter davantage. Le sentiment de faire un geste pour la planète : acheter d’occasion ou récupérer des invendus donne aux consommateurs l’impression d’agir positivement pour l’environnement. Ce bénéfice perçu peut toutefois déculpabiliser les achats supplémentaires. Les bas prix de la seconde main sont aussi un élément qui donne envie de consommer toujours plus.
Grâce à des achats collectifs, ces citoyens ont sauvé 4000 ha de forêts des coupes rases

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Face à l’intensification des coupes rases et à l’industrialisation de l’exploitation forestière, des citoyens se regroupent pour acheter collectivement des parcelles et préserver les écosystèmes. Créée en 2024, l’association Forêts Partagées accompagne et forme ces collectifs forestiers écologiques. Elle en soutient aujourd’hui 44, réunissant 4 300 citoyens qui gèrent environ 4 000 hectares de forêts en France. Le principe repose sur l’acquisition de parts sociales pour financer les achats de parcelles et leur gestion durable. La Relève et la Peste raconte que ces collectifs privilégient la sylviculture mélangée à couvert continu, qui consiste à sélectionner individuellement les arbres à couper plutôt qu’à raser des surfaces entières. Cette méthode favorise la diversité des essences et des âges, la régénération naturelle et la préservation de la biodiversité, grâce au maintien du bois mort et des arbres anciens. L’objectif est de continuer à produire du bois tout en respectant les écosystèmes forestiers. Forêts Partagées propose également des formations aux pratiques sylvicoles pour les citoyens qui souhaiteraient s’impliquer un peu plus.
Une étiquette énergie pour les data centers ? Les ONG dénoncent du greenwashing et l’influence des géants du numérique

Photo de Tatiana Zhukova sur Unsplash.
À partir de mi-2027, l’Union européenne prévoit de classer les data centers selon une échelle de performance environnementale allant de A à G, fondée sur leur efficacité énergétique et leur consommation d’eau. Mais plusieurs ONG dénoncent un dispositif incomplet, susceptible de donner une image trop vertueuse à des infrastructures très gourmandes en ressources, dont le développement s’accélère avec l’essor de l’intelligence artificielle. Le futur étiquetage laisserait de côté des impacts majeurs, comme les émissions de CO₂ et l’empreinte environnementale globale des centres de données. Les associations s’inquiètent également du manque de transparence des données et de l’influence des géants du numérique dans l’élaboration du dispositif, alors que les performances seraient déclarées par les exploitants sans contrôle indépendant suffisant. Elles craignent ainsi que cette réglementation contribue davantage à faciliter l’implantation de nouveaux data centers qu’à réduire réellement leur impact écologique. La récupération de la chaleur produite par ces infrastructures pourrait pourtant permettre de chauffer des logements, mais sa mise en œuvre reste limitée par le coût et le manque d’équipements adaptés.
330 hectares rasés sans autorisation : Google dans le viseur de la justice

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Et les craintes des ONG se confirment avec cette autre information relayée par Green et Vert. La police finlandaise a ouvert une enquête pénale visant Tuike Finland, filiale de Google, soupçonnée d’avoir défriché environ 530 hectares de forêt sur deux sites destinés à accueillir des centres de données, sans avoir réalisé les évaluations d’impact environnemental obligatoires. À Muhos, 330 hectares ont été déboisés, auxquels s’ajoutent près de 200 hectares à Kajaani-Otanmäki. Les travaux auraient entraîné l’abattage de centaines de milliers d’arbres et le drainage de sols tourbeux, menaçant la biodiversité, les zones humides et le stockage naturel du carbone. Les autorités ont ordonné la suspension des travaux et examinent d’éventuelles infractions à la législation environnementale. Cette affaire met en lumière les contradictions entre les ambitions de développement de l’intelligence artificielle et la protection des écosystèmes. En septembre, Google avait annoncé un investissement de 13 milliards d’euros en Finlande pour développer ses infrastructures numériques. Face à la multiplication des projets de data centers, les critiques portent également sur leur consommation électrique et sur les moyens de contrôle des autorités. Google affirme avoir agi de bonne foi et s’être mépris sur les obligations réglementaires. L’enquête devrait se poursuivre jusqu’en 2027, tandis que le gouvernement finlandais envisage de renforcer les sanctions en cas de non-respect des règles environnementales.
