Revue de Presse #98 du Capitaine
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Revue de Presse #98 du Capitaine

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Chaque vendredi, Capitaine Carbone sélectionne pour vous l’essentiel de l’actualité française et internationale autour des enjeux de la neutralité carbone et des questions climatiques.

Direct : ouverture de la COP 28 à Dubaï 

©cop28.com

La mise en œuvre du fonds “pertes et dommages” a été adopté dès le début de cette nouvelle Conférence des Parties sur le climat. En fin de journée, les engagements financiers pour ce nouveau fonds nécessaire au bon développement des pays durement touchés par les catastrophes climatiques ont commencé par affluer. Et c’est le pays hôte, les Émirats arabes unis, qui a commencé par aligner les 100 premiers millions de dollars, puis le Royaume-Uni (75 millions) et les Etats-Unis (17,5 millions). Malgré ces engagements, les montants sont loin des 100 milliards nécessaires au pays vulnérables ou encore des 600 milliards essentiels au développement des énergies renouvelables sur le continent africain. En ce qui concerne l’énergie justement, en milieu d’après-midi, le secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) Simon Stiell a appelé à abandonner les énergies fossiles pour éviter un déclin catastrophique, soulignant par la même occasion les risques encourus pour la vie humaine. De son côté, Emmanuel Macron devrait dès aujourd’hui présenter à Dubaï une initiative pour pousser les pays émergents à abandonner au plus vite le charbon. L’idée consisterait pour la France à soutenir ces pays dans leur transition vers des sources d’énergie plus durables (énergies propres, renouvelables ou nucléaires) en accroissant considérablement les investissements tout en facilitant la transformation des centrales à charbon déjà en place.

Rémunération des dirigeants du SBF 120 : les objectifs climat pèsent de plus en plus

© Adobe Stock – Par Kiattisak

Un récent baromètre sur la rémunération des dirigeants du SBF 120 révèle une montée en puissance des critères liés au climat. En 2023, 88 % des entreprises de cet indice intègrent des critères climatiques ou environnementaux dans la rémunération de leurs dirigeants, contre 79% en 2022. Pour rappel, le SBF 120 est un indice boursier (de la Bourse de Paris) qui permet de mesurer l’évolution globale du marché. Il est composé des 40 valeurs du CAC 40 et de 80 autres choisies parmi les 200 capitalisations boursières les plus importantes du pays. Co-publié par l’institut français des administrateurs (IFA) avec Ethics&Boards et Chapter Zero France ce baromètre stipule également que plus de la moitié (53%) de ces sociétés intégreraient des critères RSE tant à court qu’à long terme, contre 43 % l’année précédente. La rémunération devient ainsi “un marqueur de la gouvernance responsable” des entreprises avec la réduction des émissions de gaz à effet de serre comme critère quantitatif le plus utilisé.

La Convention des entreprises pour le climat arrive en Normandie, les inscriptions sont ouvertes

Logo CEC – ©cec-impact.org

La Convention des entreprises pour le climat (CEC) s’installe en Normandie ! Inspirée par la Convention citoyenne sur le climat, cette initiative vise à inciter les entreprises à contribuer activement à la transition écologique. Pour Armelle Maloisel, membre de la CEC Normandie, il y avait une réelle volonté de s’engager dans la région. Avec déjà plus de 700 entreprises impliquées dans d’autres régions, la CEC se lance dans sa première édition normande, offrant un programme intensif sur toute l’année 2024. Cette initiative prévoit six sessions de deux jours chacune, focalisées sur des thématiques spécifiques. Elle réunit des experts nationaux et régionaux. « L’idée n’est pas de se contenter de moins polluer, mais d’avoir un impact positif sur la planète » explique Armelle Maloisel.

Approche régénérative en entreprise : pour aller plus loin que la RSE et la décarbonation

© Adobe Stock – Par sirisakboakaew

“Créer un système économique qui restaure, renouvelle et régénère les ressources naturelles plutôt que de les épuiser” c’est ainsi qu’est présentée l’approche régénérative. Pour Isabelle Delannoy, ingénieur agronome, on a une décennie devant nous pour appréhender cette nouvelle économie. Concrètement, l’économie régénérative se distingue de la croissance conventionnelle en valorisant la durabilité, la génération des ressources naturelles, l’inclusion sociale, le bien-être humain et l’engagement communautaire. Sur la ligne de front, les entreprises sont appelées à amorcer ce changement vital. Pour intégrer cette approche, elles doivent donc transformer leur culture d’entreprise en s’assurant que ces valeurs soient adoptées par tous. L’engagement de la direction suivie de la formation des employés et de leur inclusion dans les décisions est crucial pour inspirer et guider l’organisation sur cette voie.

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