Deux fois par mois, Capitaine Carbone sélectionne pour vous l’essentiel de l’actualité française et internationale autour des enjeux de la neutralité carbone et des questions climatiques.
Revue de Presse #203 du Capitaine
Ecoutez la Revue de Presse du Capitaine.Pourquoi les escrocs de la transition énergétique ciblent les maraîchers

Photo de Zoe Richardson sur Unsplash.
Le webzine Reporterre a mené l’enquête sur le détournement des aides à la transition énergétique dans le secteur du maraîchage. Pendant plus d’un an, des entreprises ont démarché des agriculteurs en leur proposant des dispositifs censés financer leur transition énergétique, parfois en usurpant l’identité d’organismes publics comme l’Ademe ou EDF. Reporterre a collecté de nombreux témoignages sur ces pratiques frauduleuses très lucratives, dont un acteur chargé de déposer les dossiers CEE au Pôle national des certificats d’économies d’énergie (PNCEE) : « Il m’est arrivé qu’on me soumette un lot avec plus de 5 millions d’euros de CEE pour des déshumidificateurs, pour des exploitations agricoles qui n’existaient pas. Je les ai refusés, mais d’autres les ont acceptés, alors que la fraude était criante ».
Copropriété : la végétalisation, un rempart contre les canicules pour 46 000 immeubles

Photo de Danist Soh sur Unsplash.
Face à l’intensification des canicules, la végétalisation des copropriétés apparaît comme un levier d’adaptation des villes. À Paris, le programme CoprOasis peut financer jusqu’à 30 000 € pour transformer les cours d’immeubles et réduire leur température d’environ 3°C. Mais malgré 46 000 copropriétés potentiellement concernées, seuls 37 projets ont engagé une démarche. L’article de Green et Vert souligne les freins à la généralisation de ces solutions : coûts, complexité administrative et décisions collectives difficiles à faire aboutir.
Cet été, l’écologie a été plus présente dans les médias… mais les fake news ont flambé aussi

Photo de Markus Spiske sur Unsplash.
Téléréma revient sur la place de l’écologie dans les médias, avec une bonne et une mauvaise nouvelle . Oui, l’écologie a grignoté de la place dans les médias, mais cette visibilité s’accompagne d’une progression des fake news sur le climat. Selon le bilan semestriel de l’Observatoire des médias sur l’écologie (OMÉ), publié le 14 septembre, les sujets environnementaux ont représenté 19 % du temps d’antenne à la télévision et à la radio durant la semaine du 22 juin, en pleine canicule. Dans le même temps, l’OMÉ a recensé 452 cas de mésinformation au premier semestre 2026, soit 28 % de plus qu’en 2025, dont 215 rien qu’en mai et juin. CNews arrive en tête des chaînes concernées par ces contenus trompeurs. Fin mai, le présentateur phare de la chaîne, Pascal Praud affirmait par exemple à l’antenne : « C’est pas une chaleur exceptionnelle : il y a des coups de chaud, à 30 °C, comme il y en a régulièrement fin mai ou début juin. »
Catherine Ringer : un engagement écologique loin des projecteurs

Photo de Thesupermat – commons.wikimedia.org
Catherine Ringer est décédée le 15 septembre à l’âge de 68 ans, c’est comme ça, mais saviez-vous que la chanteuse des Rita Mitsouko s’était plusieurs fois engagée dans des batailles écologiques ? Le site L’Info Durable revient sur sa mobilisation loin des projecteurs. Habitante des Lilas depuis près de 20 ans, la chanteuse s’était notamment positionnée en 2018 contre l’aménagement de la Corniche des Forts, une forêt de 20 hectares à Romainville, puis en 2022 pour défendre la Bergerie des Malassis à Bagnolet et ses 30 arbres adultes menacés par le projet d’une construction d’école. Catherine Ringer, la diva punk symbole de la liberté de la femme, était donc aussi engagée dans une écologie de proximité, centrée sur la préservation des espaces naturels et du cadre de vie.
Kignon – Entretien avec une entreprise engagée

Le Capitaine a rencontré Katia Tardy, co-fondatrice de Kignon. Kignon, c’est une entreprise qui fabrique des biscuits, aux alentours de Nantes, à partir des invendus de l’industrie agroalimentaire. Au-delà de cette démarche écoresponsable, les fondatrices de Kignon travaillent avec des ESAT (Établissements et services d’aide par le travail). Un double engagement pour éviter le gaspillage et valoriser le travail des personnes en situation de handicap, résumé sous le mot-valise “handi-gaspi”.
