Deux fois par mois, Capitaine Carbone sélectionne pour vous l’essentiel de l’actualité française et internationale autour des enjeux de la neutralité carbone et des questions climatiques.
Revue de Presse #197 du Capitaine
Ecoutez la Revue de Presse du Capitaine.Climat : L’exploitation des rejets de méthane, gaz à effet de serre nocif, une solution à la crise énergétique ?

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L’adage “un mal pour un bien” pourrait prendre tout son sens avec cette information sur les rejets de méthane. Dans son rapport annuel « Global Methane Tracker », l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a une nouvelle fois mis en garde sur les rejets de méthane qui sont encore beaucoup trop élevés. Ce gaz à effet de serre est donc en partie responsable du dérèglement climatique, mais il pourrait aussi être une solution pour résoudre la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient. L’AIE a expliqué que ces rejets de gaz méthane pourraient “renforcer la sécurité énergétique, en fournissant annuellement aux marchés 200 milliards de m³ de gaz”. L’agence internationale parle de 15 milliards de m³ libérables à court terme.
Quelle est l’empreinte carbone de la conquête spatiale ?

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Quel est le coût environnemental des manœuvres dans l’espace ? Avec Arianespace qui vient de lancer en orbite 32 nouveaux satellites à l’aide d’une fusée Ariane 64, la question revient sur le tapis. Le webzine linfodurable.fr relaie une étude publiée dans la revue Science of The Total Environment, qui estime à 6 millions de tonnes d’équivalent CO2 les émissions liées au secteur de l’aérospatial sur un an. Cela revient à 0,01 % des émissions mondiales liées aux activités humaines. Toutefois, ce chiffre serait encore en dessous de la réalité. Infodurable.fr évoque aussi un article de Polytechnique Insights, dans lequel deux chercheurs évoquent la suie et l’alumine, des particules émises par les fusées : “L’effet de réchauffement des suies est 500 fois plus élevé en haute atmosphère qu’en basse atmosphère”, précise Loïs Miraux, chercheur à l’Institut d’économie de l’énergie du CEA.
Mesurer l’invisible : ce que l’écorce des arbres nous apprend de la pollution de l’air à Paris

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On revient sur terre avec cet article de The Conversation qui se penche sur une étude scientifique fort intéressante : la mesure de la pollution parisienne grâce à l’écorce des arbres. À Paris, comme dans toutes les grandes villes, la pollution de l’air est surveillée par des stations fixes mais qui sont encore trop peu nombreuses pour avoir des données précises rue par rue sur la pollution réelle. La recherche de plusieurs scientifiques rattachés à différentes universités part d’un constat : “les arbres enregistrent la pollution de leur environnement immédiat. Les particules issues du trafic se déposent sur l’écorce, qui agit comme un capteur passif intégrant la pollution sur plusieurs mois. Cela en fait un indicateur pertinent pour évaluer une exposition chronique.”
Dans l’Indre, la revanche des moulins à l’heure des énergies renouvelables

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Direction l’Indre, et plus précisément à Bélâbre. Wedemain propose un reportage sur l’initiative d’un ancien ingénieur informatique qui a remis en service un moulin pour produire de l’électricité locale. Un projet à petite échelle mais qui a des résultats très concrets : le moulin de Christian de Césare produit un peu moins de 180 kW, soit une puissance suffisante pour alimenter environ 200 à 220 foyers sans chauffage, ou 60 si on prend en compte les besoins thermiques. L’article évoque “une énergie de proximité” qui pourrait devenir une porte ouverte vers une autonomie retrouvée. Christian de Césare assure qu’“aujourd’hui, on produit de l’électricité sans émission de gaz à effet de serre et avec un impact quasi nul sur la rivière”.
S’adapter au dérèglement climatique : les campings français bien seuls face aux risques

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Les campings français ouvrent leurs portes pour la saison estivale et la question de l’adaptation aux changements du climat est de plus en plus prégnante pour nombre d’entre eux. Le site scienceetavenir.fr reprend les chiffres d’un rapport de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) sur l’adaptation du secteur au changement climatique, paru en novembre 2025 : “sur les 7 400 campings français, près de 2 000 sont situés en zones à risque (submersions, incendies, inondations, érosion) et concentrent à eux seuls la moitié de la fréquentation”. Les dirigeants de camping tentent de trouver des solutions avec des actions comme surélever les réceptions ou encore proposer des lodges en hauteur sur pilotis pour lutter contre les dégâts des inondations. Un camping sur quatre est en effet exposé à un risque d’inondation, un sur cinq aux feux de forêt. Le recul du trait de côte menace aussi de nombreux lieux de villégiature : 117 campings seraient en péril d’ici 2050 selon les dernières projections.
